Petits par la taille, grands par leur fonction : ces sept mots-outils que sont les conjonctions de coordination portent à eux seuls tout l’édifice logique de la phrase française. Maîtriser mais, ou, et, donc, or, ni, car — et comprendre pourquoi certains grammairiens contestent le statut de « donc » — change radicalement la clarté de vos écrits.

Nombre principal de conjonctions de coordination : 7 · Conjonctions classiques : mais, ou, et, donc, or, ni, car · Fonction principale : Lier éléments de même rang syntaxique · Sources tier 1-2 : Wikipédia, Le Robert, Alloprof

Aperçu rapide

1Faits confirmés
  • 7 conjonctions de coordination reconnues par les principales sources (Maxicours)
  • Toutes invariables sans exception (QuillBot)
2Ce qui reste incertain
  • Statut de « donc » varie selon les grammaires consultées (Le Robert)
  • Certaines sources le classent comme adverbe de liaison (Le Livre Scolaire)
3Liste des 7 conjonctions
4Et après
  • Maîtriser la coordination ouvre la voie à la distinction avec la subordination (Alloprof)

Ce tableau centralise les informations clés sur les conjonctions de coordination.

Élément Détails
Définition Mot invariable liant éléments de même fonction syntaxique
Nombre standard 7 principales
Exemples clés Et, mais, ou, car, donc, or, ni
Source principale Wikipédia fr + Le Robert
Fonction syntaxique Relient éléments de même niveau syntaxique

Quelles sont les 7 conjonctions de coordination ?

La langue française compte exactement 7 conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni et car. Ces mots-outils invariables permettent de relier deux phrases, deux propositions ou deux éléments de même fonction syntaxique, sans établir de hiérarchie entre eux (Wikipédia).

Liste des 7 conjonctions classiques

Sept conjonctions de coordination dominent l’usage quotidien. La conjonction « et » reste la plus fréquente de la langue française, capable de coordonner tous les niveaux syntaxiques, depuis la phrase entière jusqu’au simple mot (Wikipédia). Les grammaires classent traditionnellement ces conjonctions selon leur valeur sémantique :

  • Copulatives : et, ni
  • Disjonctive : ou
  • Adversative : mais
  • Transitive : or
  • Conséquentielle : donc
  • Causale : car

Notons que les sources divergent légèrement sur le décompte exact. Le Robert indique six conjonctions « proprement dites » : et, car, mais, ni, or, ou — plaçant « donc » dans une catégorie distincte d’adverbe de liaison (Le Robert).

Exemples d’utilisation

Chaque conjonction de coordination remplit une fonction précise dans la phrase :

  • Et (addition) : « Marie et Pierre partent en vacances. »
  • Mais (opposition) : « Je voulais venir, mais j’étais malade. »
  • Ou (alternative) : « Tu préfères du thé ou du café ? »
  • Ni (négation coordonnée) : « Il ne veut ni manger ni dormir. »
  • Car (cause) : « Je reste prudent, car la route est glissante. »
  • Donc (conséquence) : « Il a neigé, donc les écoles ferment. »
  • Or (restriction/transition) : « Or, sur ces entrefaites, un bruit sourd retentit. »
Ce qu’il faut retenir

Toutes les conjonctions de coordination sont invariables — elles ne changent jamais de forme, peu importe le contexte. Cette règle absolue les distingue des pronoms et adjectifs qui flexionnent selon le genre et le nombre.

Cet inventaire de sept mots permet de construire des phrases complexes tout en maintenant l’égalité grammaticale entre les propositions coordonnées.

Pourquoi donc n’est plus une conjonction de coordination ?

La classification de « donc » fait l’objet d’un débat persistant entre grammairiens. Contrairement aux six autres conjonctions, « donc » possède un double statut qui trouble les manuels (Le Livre Scolaire).

Évolution grammaticale

Historiquement, « donc » a toujours servi à marquer la conséquence logique ou la conclusion d’un raisonnement. Son usage actuel le rapproche davantage d’un adverbe de liaison que d’une conjonction au sens strict. Les grammaires scolaires tendent à l’inclure parmi les conjonctions de coordination, tandis que Le Robert adopte une position plus stricte en le classant séparément.

Statut actuel de « donc »

Aujourd’hui, la majorité des sources pédagogiques françaises continuent de présenter « donc » comme la septième conjonction de coordination (Maxicours). Cette approche pragmatique facilite l’enseignement, même si elle ne fait pas l’unanimité parmi les linguistes spécialistes.

Note de la rédaction

Pour les examens et devoirs scolaires, traiter « donc » comme conjonction de coordination reste la convention acceptée. En contexte universitaire ou de recherche grammaticale approfondie, mentionner le débat améliore la précision de l’analyse.

Quelle est la différence entre conjonction de coordination et de subordination ?

La distinction fondamentale réside dans le rapport hiérarchique — ou son absence — entre les propositions reliées. Cette différence structurelle affecte le sens et la construction de la phrase entière.

Définition de la coordination

Une conjonction de coordination unit des éléments de même niveau syntaxique : deux phrases indépendantes, deux propositions principales ou deux mots servant la même fonction (Wikipédia). Aucun élément n’est subordonné à l’autre — ils demeurent égaux grammaticalement.

Définition de la subordination

Une conjonction de subordination introduit une proposition subordonnée conjonctive qui dépend grammaticalement de la proposition principale. La conjonction est le premier mot de cette proposition subordonnée (QuillBot). Cette dernière peut fonctionner comme complément d’objet, complément circonstanciel ou autre fonction syntaxique.

Le tableau suivant met en lumière les différences lles entre ces deux catégories.

Critère Conjonction de coordination Conjonction de subordination
Rapport entre éléments Même rang syntaxique, pas de hiérarchie Proposition dépendant de la principale
Position dans la phrase Entre deux éléments de même niveau Premier mot de la proposition subordonnée
Exemples Et, mais, ou, car, donc, or, ni Que, comme, si, quand, parce que
Fonction remplie Relie sans dépondre Complément d’objet, circonstanciel, etc.

Exemples comparés

La différence devient claire à la lecture :

  • Coordination : « Je sors et tu restes. » — Deux actions de même importance.
  • Subordination : « Je sais que tu restes. » — La seconde proposition complète la première.

Les conjonctions de subordination expriment diverses valeurs sémantiques : cause (parce que, comme, puisque), but (afin que, pour que), condition (si, à condition que), conséquence (de manière que, au point que) ou encore concession (bien que, quoique) (Alloprof).

Piège courant

Ne confondez pas « que » conjonction de subordination avec « que » pronom relatif. Le pronom représente un groupe nominal ou pronominal, tandis que la conjonction introduit une proposition entière dépendant grammaticalement de la principale.

Quels sont des exemples de conjonctions de coordination ?

Vingt exemples concrets illustrent la variété des contextes où ces conjonctions interviennent. Puiser dans des situations variées aide à intuiter leur fonctionnement naturel.

Exemples avec « et », « mais », « ou »

  • « Pierre et Marie sont arrivés à l’heure. » — Coordination entre deux sujets.
  • « Je voulais aller au cinéma, mais la séance était complète. » — Opposition douce.
  • « Tu prends le train ou l’autocar pour venir ? » — Question ouverte.
  • « Il faut être patient et persévérant pour réussir. » — Qualité doubles.
  • « Pas de repos mais de la détermination. » — Contraste tranché.

Exemples avec « donc », « car », « or », « ni »

  • « La pluie a cessé, donc nous pouvons sortir. » — Conséquence logique.
  • « Il ne faut pas tarder, car le spectacle commence bientôt. » — Justification.
  • « Or, au milieu de la nuit, un cri s’éleva. » — Transition narrative.
  • « Il n’accepte ni cadeau ni faveur de personne. » — Négation coordinante.
  • « Nous ne disposons ni du temps ni des ressources nécessaires. » — Double impossibilité.

L’anglais partage une structure remarquable : il compte également sept conjonctions de coordination — for, and, nor, but, or, yet, so — traduisant presque exactement les fonctions des sept françaises (QuillBot).

Comment utiliser les conjonctions de coordination en français ?

Quelques règles syntaxiques fondamentales régissent l’emploi de ces connecteurs. Les respecter assure la clarté et la correction grammaticale de vos écrits. Pour une compréhension plus approfondie, vous pouvez consulter cette Carte de France avec villes.

Règles syntaxiques

Trois principes guident l’utilisation des conjonctions de coordination :

  • Équivalence fonctionnelle : Les éléments liés doivent appartenir à la même catégorie grammaticale (deux noms, deux adjectifs, deux propositions).
  • Invariabilité absolue : Les conjonctions ne flexionnent jamais — « et », « mais » restent immuables.
  • Pas de subordination : La proposition introduite par une conjonction de coordination demeure indépendante grammaticalement.

Erreurs courantes à éviter

Les pièges les plus fréquents concernent « ni » et « or » :

  • Erreur : « *Il ne veut pas manger, ni dormir. » — Manque la répétition de « ne » avant « ni ».
  • Correct : « Il ne veut ni manger ni dormir. » — Pas de virgule entre les deux propositions coordonnées.
  • Erreur : Confondre « or » avec « donc » dans un raisonnement logique — « or » introduit une restriction ou une information nouvelle contredisant attentes.
L’astuce pratique

Pour vérifier qu’une conjonction de coordination fonctionne correctement, remplacez-la par une autre et vérifiez que la phrase reste grammaticalement acceptable. Si le remplacement « et » → « mais » ou « ou » crée une phrase absurde, la conjonction originale était peut-être mal placée.

La maîtrise des conjonctions de coordination représente un pilier de l’expression écrite en français. Leur usage judicieux rend les textes plus fluides, plus précis et plus percutants.

Liste complète : conjonctions de subordination

Pour compléter la picture grammaticale, voici les principales conjonctions de subordination qui accompagnent les sept précédentes. Ces mots-outils introduisent des propositions dépendant d’une proposition principale.

Conjonctions simples et composées

  • Complétives : que, qu’
  • Causales : comme, parce que, puisque, sous prétexte que, étant donné que
  • Finales : pour que, afin que, de peur que, de crainte que
  • Conditionnelles : si, à condition que, pourvu que, pour peu que, à moins que
  • Consécutives : assez pour que, trop pour que, suffisamment pour que, sans que
  • Temporelles : quand, lorsque, avant que, après que, dès que, aussitôt que
  • Concessives : quoique, bien que, encore que, même si
  • Comparatives : comme, ainsi que, autant que, de même que

La conjonction « que » reste la plus fréquente pour enchâsser une subordonnée complétive (Alloprof). Elle peut aussi remplacer une autre conjonction pour éviter la répétition dans une phrase complexe.

« La conjonction de coordination établit une relation logique entre les éléments qu’elle rapproche, dénuée de subordination. » — QuillBot (Grammaire française)

« Contrairement à la conjonction de coordination, la conjonction de subordination appartient à la proposition subordonnée qu’elle introduit. » — Assistance Scolaire (Révison de notion)

La différence entre ces deux catégories conditionne la structure entière de vos phrases. Une phrase coordonnée présente des éléments équivalents ; une phrase subordonnée établit une hiérarchie où la subordonnée remplit une fonction grammaticale précise.

Pour les élèves du primaire et du collège — notamment en classe de CM2 — la distinction entre coordination et subordination figure parmi les compétences grammaticales fondamentales à acquérir avant le lycée.

La question de « donc » illustre bien comment les conventions pédagogiques peuvent différer des analyses linguistiques pointues. Pour l’usage courant, le retenir comme conjonction de coordination reste pragmatique et accepté.

En définitive, ces petits mots que sont les conjonctions de coordination portent un poids grammatical considérable. Les maîtriser ouvre la porte à une expression écrite plus rigoureuse et plus élégante — un atout pour toute communication professionnelle ou académique.

En résumé : Les sept conjonctions de coordination françaises — mais, ou, et, donc, or, ni, car — unissent des éléments de même rang syntaxique sans hiérarchie. Leur invariabilité les distingue des autres classes de mots. Pour les élèves : pratiquez avec des phrases simples avant d’aborder la distinction avec les conjonctions de subordination.

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Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une conjonction de coordination ?

Une conjonction de coordination est un mot-outil invariable qui relie deux éléments de même fonction syntaxique : deux phrases, deux propositions ou deux mots. Elle n’établit aucune hiérarchie entre les éléments liés.

Quelle est la liste complète des conjonctions de coordination ?

Les sept conjonctions de coordination en français sont : mais, ou, et, donc, or, ni et car. Notons que certaines sources (notamment Le Robert) excluent « donc » des conjonctions « proprement dites », le classant comme adverbe de liaison.

Quelle est la conjonction « car » utilisée pour ?

La conjonction « car » introduit une cause ou une justification. Elle exprime le pourquoi d’un fait . Exemple : « Il sourit, car il a réussi son examen. »

Peut-on utiliser plusieurs conjonctions de coordination dans une phrase ?

Oui, plusieurs conjonctions peuvent apparaître dans une même phrase. « Et » peut remplacer d’autres conjonctions répétées. Cependant, éviter l’accumulation excessive préserve la clarté.

Quelle est la différence entre conjonctions de coordination et de subordination ?

La coordination relie des éléments de même rang syntaxique sans hiérarchie. La subordination introduit une proposition dépendant grammaticalement de la principale — elle remplit une fonction (complément d’objet, circonstanciel) au sein de la phrase globale.

Exemples avec « or » et « ni » ?

« Or » introduit une information nouvelle contredisant une attente : « Or, sur ces entrefaites, la porte s’ouvrit. » « Ni » coordonne des éléments à valeur négative : « Il ne veut ni manger ni dormir. »

Combien de conjonctions de subordination existe-t-il en français ?

Les conjonctions de subordination incluent des mots simples (que, comme, si, quand, puisque, quoique) et des locutions conjonctives (parce que, avant que, à condition que). Leur nombre total dépasse largement les sept conjonctions de coordination.